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Il est manifestement évident que l'économie des États-Unis souffre d'une grave récession, et la plupart des Américains croient que les choses ne feront que s'aggraver à partir d'ici. Que devons-nous attendre pour l'avenir ? Nous pourrions nous retrouver dans une véritable dépression d'ici à 2011, selon MarketWatch.
L'Amérique a tous les ingrédients nécessaires pour créer une dépression, les seules questions qui demeurent sont: 1.) Quand la chute va venir et, 2.) Comment les mauvaises choses vont se passer ?
Le premier signe de l'époque a été la "bulle dot.com" en 2001. Le marché boursier ne s’est jamais vraiment remis de l’effondrement. Le signe deuxième annoncé a été le déclin du logement et les subprimes. L'économie avait été gonflé artificiellement, la valeur des maisons aussi de la même manière que la valeur des entreprises sur Internet étaient gonflées. L'effondrement rapide a été exactement le même.
L’histoire récente montre une économie construite pour une extravagante expansion et un ralentissement des cycles. Le gouvernement est censé intervenir pour atténuer les effets de chaque cycle et maintenir la bonne santé des fondamentaux économiques. En revanche, le gouvernement n’a fait qu'exacerber les bons et les mauvais cotés du système.
Ben Bernanke, l'expert sur la Grande Dépression, devrait l’avoir vu venir. Mais, comme le reste de ceux qui sont dans le gouvernement, il a été aveuglé par la disponibilité de l'argent.
Lorsque Henry Paulson est arrivé au pouvoir il a fait de nombreuses déclarations, publiques et privées, concernant le problème posé par les produits dérivés, titrisations. Après une année d’activité, devenu initié de Washington, il a changé sa musique et arrêté de réclamer des changements.
Ancien président de Goldman Sachs, John Whitehead estime que ce manque de leadership et de bonne politique finira par conduire les agences de notation comme Moody's et Standard & Poor's à rétrograder le statut d'emprunteur du Trésor des États-Unis actuellement noté AAA.
Les Etats Unis fonctionnent actuellement sur des prêts étrangers parce que le gouvernement dépasse constamment son budget. Avec une cote de crédit inférieure, le gouvernement estime qu'il serait plus difficile de se procurer des prêts et, éventuellement, le gel de lignes de crédit.
Quand cela se produira, les États-Unis sombreront en dépression. La question n'est plus de savoir si ou non cela est possible, la question est de savoir quand cette possibilité se réalisera.
Source : MarketWatch
Traduction par : Melvine en action
extraits :
Les effets à long terme de la panique de 1873 étaient pervers. Pour les plus grandes firmes industrielles des Etats-Unis - celles qui avaient des contrats garantis et la possibilité de passer des marchés à prix réduits avec les compagnies de chemins de fer - ces années de panique valaient de l’or. Andrew Carnegie, Cyrus McCormick et John D. Rockefeller avaient assez de capitaux en réserve pour financer leur propre croissance continue. Pour de plus petites entreprises, qui comptaient sur une demande saisonnière et sur des capitaux extérieurs, la situation devint terrible. Les réserves de capital s’asséchèrent et les industries aussi. Carnegie et Rockefeller rachetèrent leurs concurrents à prix cassés. L’Age d’or des Etats-Unis avait commencé en ce qui concerne la concentration industrielle.
Comme la panique s’accentuait, les Américains ordinaires souffrirent terriblement. Un fabricant de cigare, Samuel Gompers, qui était jeune en 1873 se souvint plus tard qu’avec la panique, "l’organisation économique s’écroula avec des accents de cataclysme primitif ». Entre 1873 et 1877, de nombreuses petites entreprises et ateliers mirent la clé sous la porte, des dizaines et des centaines de travailleurs, dont beaucoup d’anciens soldats de la Guerre Civile, devinrent des temporaires. Les termes de "tramp" (vagabond) et "bum" (clochard), tous deux des références aux anciens soldats, devinrent courants dans la langue américaine. Les listes de l’aide sociale explosèrent dans les villes principales, avec un taux de chômage à 25% (100 000 travailleurs) rien qu’à New York City.
Les chômeurs manifestèrent à Boston, Chicago, et New York pendant l’hiver 1873-74, demandant l’ouverture de chantiers publics. A Tompkins Square - New-York - en 1874, la police attaqua la foule avec des gourdins et frappa des milliers d’hommes et de femmes. La panique fut suivie par les grèves les plus violentes de l’histoire de l’Amérique, y compris le groupe secret de travailleurs connu sous le nom de Molly Maguire dans les mines de charbon de Pennsylvanie en 1875, quand des travailleurs masqués échangèrent des coups de feu avec la "Coal and Iron Police," une force privée missionnée par l’Etat. Une grève du chemin de fer à l’échelle des Etats-Unis suivit en 1877, au cours de laquelle la foule détruisit des nœuds ferroviaires à Pittsburgh, Chicago, et Cumberland, Md.
En Europe Centrale et Orientale, les temps étaient de plus en plus difficiles. Beaucoup d’analystes politiques ont rejeté la responsabilité de la crise à la fois sur les banques internationales et sur les Juifs. Les leaders de la politique nationaliste (ou agents du tsar Russe) ont adopté une nouvelle forme sophistiquée d’antisémitisme qui fit école auprès des milliers de gens qui avaient perdu leurs moyens de subsistance pendant la panique. Des pogroms anti-Juifs s’en suivirent dans les années 1880, surtout en Russie et en Ukraine. Petites et grandes communautés avaient trouvé un bouc émissaire : les étrangers dans leur propre milieu.
Selon un article de Scott Reynolds Nelson, The Chronicle, 17 octobre 2008, traduit par contreinfo cette crise aurait des allures de la crise de 1873
Cette crise entrainera la concentration dans les secteurs. Gardez un oeil sur le dossier OPA
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Melvine en Action autorise la publication partielle de l'article après accord , à la condition de faire figurer la mention suivante : "Traduction par : Melvine en Action, http://www.melvineenaction.com/" Et oui c'est du travail !
Amusant mais trop populiste à mon gout. Il n'y est pas dit que des faussetés ou des exagérations
Mais simplement le ton de Paul B. Farrell de MarketWatch manque de retenue. Ok Les Américains ont été bêtes Les Américains me déplaisent souvent Mais ils ont la qualité de retomber sur leurs pieds (au dépend des autres ?)
Donc pas de 3ième grande dépression en vue Mais peut-être des changement salutaires.
Ok c'est un peu un discours à la Besancenot, mais il faut voir quand même que la situation est plus que Bad :butcher: Et pour les changements salutaires, j'aimerais y croire aussi, mais pour le moment j'en doute, on peut voir que le passé donne rarement de leçon dans le milieu financier. On s'apprete encore à faire vivre un pays sur des crédits et en augmentant la dette de l'Etat.. Avec ce types de mesures le chemin risque d'être interminable. Sans oublier que la population risque de perdre patience comme je l'ai déjà dit.
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Cher Melvine serait-ce trop vous demander d'enlever cet article en annonce après 10 jours JE N'EN PEUX PLUS !!! :hunter: VOUS ALLER NOUS LA FAIRE ARRIVER A FORCE :morpheus: DE METTRE DES IDEES PAREILLES DANS LE TETE DES GENS :banghead:
Sérieusement il y aura des changement dans notre mode de consommation et on pourra dire bravo, merci la crise Mais une troisième grande dépression c'est pas pour cette fois...
Belle chute On peut voir l'hystérie qui régne sur le marchés, on monte et on descend assez lourdement pour n'importe quoi
J'ai retiré le message à ta demande, mais tu vois rien ne sert de faire l'autruche, la réalité nous rattrappe
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Les leçons du passé peuvent éviter une nouvelle grande dépression (Krugman)
Date: 07/12/2008 à 13h25 Source: TFN Francais
STOCKHOLM, Dec 7 (Thomson Financial) - Seules les leçons tirées du passé, de la crise des années 30 ou de crises économiques plus récentes, peuvent permettre d'éviter une nouvelle grande dépression, a estimé dimanche le lauréat 2008 du prix Nobel d'économie Paul Krugman.
"Le fait que nous ayons connu une grande crise et que des analyses économiques aient été faites sur la manière dont elle est arrivée peut nous laisser espérer que nous allons éviter la répétition", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Stockholm où il participe aux cérémonies de remise des prix Nobel.
M. Krugman, en faveur d'une politique de dépenses publiques pour des projets d'infrastructures et de travaux publics afin de revitaliser l'économie américaine, a également suggéré à Washington de tirer les leçons de la grave crise économique du Japon des années 90.
"Je pense que nous devrions être reconnaissants aux Japonais de (...) nous avoir fait prendre conscience que ce genre de chose peut arriver et quelles politiques fonctionnent ou ne fonctionnent pas", a-t-il ajouté.
Il a estimé que "l'expérience du Japon des années 90" montre qu'une politique de dépenses publiques peut considérablement alléger les pressions sur l'économie même si elle ne saurait constituer "un remède permanent".
Le célèbre chroniqueur du New York Times, récompensé pour ses travaux sur le libre-échange et la mondialisation, s'est par ailleurs félicité du choix du président américain élu Barack Obama de nommer Timothy Geithner, 47 ans, comme secrétaire au Trésor.
C'est un homme "très intelligent, très ouvert", a-t-il dit soulignant que M. Geithner avait compris, bien avant les autres, la vulnérabilité du système financier.
"Il fait face à un travail extrêmement décourageant. (...) Le rythme auquel les choses s'empirent est très rapide", a-t-il toutefois relevé.
Il a en outre fait part de son scepticisme sur le renflouement des constructeurs automobiles américain.
Il y a "un manque de volonté d'accepter (la responsabilité) d'un large secteur industriel... au milieu d'une très très grave récession", a-t-il dit, estimant que "ces entreprises allaient probablement disparaître".
Paul Krugman doit recevoir mercredi des mains du roi son prestigieux prix: une médaille, un diplôme ainsi qu'un chèque de 10 millions de couronnes suédoises (929.000 euros).
nl/Dt/al
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vilaincanard a écrit:Cher Melvine serait-ce trop vous demander d'enlever cet article en annonce après 10 jours JE N'EN PEUX PLUS !!! :hunter: VOUS ALLER NOUS LA FAIRE ARRIVER A FORCE :morpheus: DE METTRE DES IDEES PAREILLES DANS LE TETE DES GENS :banghead:
Sérieusement il y aura des changement dans notre mode de consommation et on pourra dire bravo, merci la crise Mais une troisième grande dépression c'est pas pour cette fois...
Non je ne le remets pas en annonce, juste pour dire quand même que ça chauffe et ce n'est pas de ma faute
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